Le président de la Commission électorale indépendante a proclamé le vice-président Ruto,vainqueur de la présidentielle avec plus de 50% des voix contre 48 %  à son adversaire Odinga.

 

Ruto devance Odinga de 233 ? 211 voix,s’adjugeant plus de 7 millions de suffrages contre plus de 6 millions obtenus par Odinga.

Mais cette victoire serrée n’a pas été acceptée par 4 des 7 membres de la Commission électorale indépendante qui ont rejeté les résultats, avant même qu’ils ne soient officialisés. EN ORGANISANT UNE CONFERENCE DE PRESSE POUR DENONCER LE « CARACTERE OPAQUE DU PROCESSUS ».

Rien d’étonnant que des échauffourées se soient produites dans les quartiers de Nairobi favorables à Odinga.

Pour le moment, ce dernier garde le silence , mais sa colistière n’écarte pas un recours devant la justice.

Le camp du perdant déclaré, a 7 jours pour se décider à ester en justice ou pas.

Quoiqu’il advienne, le fait même que Ruto arrive en tête est une grande surprise, car la « mathématique ethnique » le défavorisait, lui qui est membre de l’ethnie Kaliji  qui se classe en nombre, loin derrière les ethnies Kikuyu du président sortant et LUO du candidat Odinga.

Si la victoire de Ruto se confirme, ce serait un échec cuisant pour Uhuru Kenyatta qui avait choisi de snober son vice-président Ruto et de s’allier à son ex-rival,Odinga.

Cette volte-face n’a pas mobilisé les deux ethnies  qui n’ont peut-être pas encore, fait le deuil des milliers de morts enregistrés ,lors des différentes joutes électorales qui ont opposé les familles Kenyatta et Odinga.

Le choix porté sur Ruto brise  cette « mathématique ethnique »  qui empoisonne le Kenya.

Si Ruto remportait officiellement le scrutin, un jour nouveau se lèverait sur le pays, qui vit un vrai boom économique et qui est devenu un Etat à revenu intermédiaire, pendant les deux mandats de Uhuru Kenyatta.

Dans un discours prononcé après l’annonce des résultats,Ruto a écarté tout esprit de revanche et/ou de vengeance.

Pourtant, il est difficile de croire qu’il va oublier la « trahison » de son colistier, qui a préféré nouer une alliance « contre-nature »  pour le priver de la Présidence.

Il faut noter aussi qu’Odinga jouait sa dernière carte, à 77 ans, après 5 présidentielles perdues. Si cette dernière tentative s’avérait infructueuse.

IL SERAIT AINSI LE POULIDOR KENYAN QUI TERMINE TOUJOURS SECOND.

Le savoureux dans cette bataille qui vient  de se dérouler, est que Ruto et Odinga ont été alliés dans le passé.

Donc Ruto,réussirait à venir à bout de deux de ses alliés pour conquérir le pouvoir.

L’homme qui s’affiche comme un self made man, est l’une des plus grandes fortunes du Kenya, homme parti de rien et qui a pu gravir toutes les marches du succès économique et politique.

Il affirme qu’il est un « débrouillard ».
On peut ajouter qu’il se débrouille avec beaucoup de talent et de chance ,peut-être !