Le Roi du Maroc, Mohammed VI

Dans un geste d’amitié et de fraternité, le souverain chérifien a gracié 15 supporters sénégalais condamnés au Maroc à la suite d’actes répréhensibles perpétrés lors de la CAN.

Par cet acte, qu’il convient d’apprécier à sa juste valeur, le Maroc réaffirme les liens indestructibles qui l’unissent au Sénégal.

La passion du football a obscurci certains esprits le temps d’une compétition sportive. La sanction judiciaire est tombée, et le temps de la clémence suit aujourd’hui.

Et ce n’est pas un hasard si cela coïncide avec la célébration prochaine de la fête de la Tabaski.

Le communiqué royal mentionne d’ailleurs cet événement religieux si cher au cœur des populations sénégalaises et marocaines, majoritairement musulmanes.

Le Roi Mohammed VI, fidèle à une tradition millénaire qui enracine les relations entre les deux pays, a agi avec magnanimité et élégance, une fois le bruit et la fureur de la passion des stades estompés.

La sérénité étant revenue chez tous les protagonistes, cela permet de remettre l’événement sportif à sa juste place, certes importante, mais relative au regard des liens profonds qui unissent les deux peuples.

La sanction judiciaire a été exemplaire, d’autant plus que le Maroc organisera, en 2030, la Coupe du monde de football avec l’Espagne et le Portugal.

 

Le Royaume ne pouvait laisser passer des exactions qui auraient terni sa capacité à assurer paix et sécurité à un public qui dépassera largement celui de la CAN.

 

C’était aussi là l’un des enjeux de cet épisode malheureux.

Les incidents survenus en marge de la compétition ne doivent cependant pas occulter la profondeur des relations entre le Maroc et le Sénégal, ni l’image positive que véhiculent habituellement les supporters des deux nations.

Par cette grâce, le Roi Mohammed VI tourne la page d’un épisode tendu et privilégie l’esprit d’apaisement à l’approche de la Tabaski.

Cette décision sera sans doute accueillie avec soulagement par les familles des supporters concernés, appelées à retrouver leurs proches à l’occasion de cette fête majeure du calendrier musulman.