Le gouvernement et les séparatistes ont signé un accord de partage du pouvoir dans le sud du Yémen, à Djeddah.

Les négociations entamées depuis août dernier, sous le patronage de l’Arabie Saoudite et des Émirats Arabes Unis, viennent d’aboutir à un accord de partage du pouvoir entre le gouvernement légal et le Conseil des Séparatistes du Sud.


Cet accord, signé mardi 5 novembre 2019 à Djeddah, en présence des Princes héritiers d’Arabie Saoudite Son Altesse Mohamed Bin Salman et celui d’Abu Dhabi, Son Altesse Mohamed Bin Zayed Al-Nahyan, permettra au gouvernement légitime du Président Abd Rabbo Mansour Hadi de retrouver Aden, la capitale du Sud, qui lui servait de base-arrière dans la guerre contre les rebelles Houtis, appuyés par l’Iran.

De même, l’accord permettra l’intégration des combattants du Conseil de Transition du Sud dans les forces armées yéménites et le redéploiement des forces militaires dans toutes les zones, jadis occupées par l’armée avant le début de la rébellion.

En vertu de cet accord, les 24 portefeuilles du prochain gouvernement, seront répartis équitablement entre les deux fractions d’Abd Rabbo Mansour Hadi (du Nord) et celle du chef du Conseil de transition du Sud Hadrons Az-Zoubaïdi (du Sud).

Cette nouvelle donne facilitera, sans nul doute, aux uns et aux autres, de mieux combattre les rebelles Houtis fortement soutenus par le régime iranien. Les deux forces yéménites réunies, se joindront aux forces de l’Alliance internationale, dirigée par l’Arabie Saoudite et soutenue par les Émirats Arabes Unis pour relever les défis et menaces sécuritaires contre le Yémen.

En effet, les forces du gouvernement yéménite se sont violemment opposées, en août dernier à celles du Conseil de transition du Sud, qu’elles ont fini par chasser les éléments de la ville d’Aden, point stratégique dans la guerre contre les rebelles Houtis. L’Accord de Djeddah ouvre de nouvelles perspectives de paix au Yémen et dans la zone, en général.