
Les Nations Unies ont de nouveau tiré la sonnette d’alarme, lundi, face à la crise humanitaire au Soudan, qualifiée parmi les plus vastes et les plus complexes au monde, alors que le conflit armé entre dans sa troisième année.
Lors d’une visioconférence avec la presse, la coordonnatrice humanitaire de l’ONU au Soudan, Denise Brown, a regretté le manque d’attention internationale accordée à cette crise, qu’elle décrit comme « de plus en plus oubliée ».
Sur le terrain, la situation continue de se détériorer, avec la persistance des déplacements massifs de populations, des violences et des pertes en vies humaines. Les femmes et les filles figurent parmi les premières victimes : plus de 2.500 cas de violences basées sur le genre ont été signalés au cours de l’année écoulée.
Sur le plan financier, l’alerte est tout aussi préoccupante. Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU, le plan de réponse humanitaire pour 2026, estimé à 2,9 milliards de dollars afin d’assister plus de 20 millions de personnes, reste largement sous-financé. À ce stade, seuls 465 millions de dollars ont été mobilisés, soit environ 16% des besoins.
Face à l’aggravation de la crise, Mme Brown a insisté sur l’urgence d’une réponse internationale accrue, tout en rappelant qu’aucune amélioration durable ne sera possible sans solution politique. Elle a ainsi appelé à relancer les efforts en faveur d’un règlement du conflit et à ouvrir une perspective de paix pour le pays.














