
La Côte d’Ivoire renforce son potentiel énergétique avec la découverte d’un nouveau gisement d’hydrocarbures, dont les réserves sont estimées à environ 1,4 milliard de barils équivalents pétrole, selon un communiqué officiel.
Cette découverte, réalisée par le groupe italien Eni en partenariat avec la compagnie nationale Petroci, vient s’ajouter aux importantes trouvailles annoncées ces dernières années, notamment en 2021, 2022 et 2024, portant les réserves cumulées à près de 6 milliards de barils. Ces avancées confortent l’ambition d’Abidjan de devenir exportateur net de pétrole brut d’ici la fin de la décennie.
Baptisé « CALAO South », le nouveau gisement a été identifié début février 2026. Les travaux de forage, effectués à plus de 5.000 mètres de profondeur, ont révélé la présence de pétrole léger, de gaz naturel ainsi que de condensats.
Même si le pays ne peut rivaliser avec les grandes puissances pétrolières africaines comme la Libye ou le Nigeria, les autorités ivoiriennes visent une production nationale de 200.000 barils de pétrole par jour et 450 millions de pieds cubes de gaz d’ici 2028.
Le gouvernement souligne par ailleurs que les niveaux de production enregistrés depuis 2023 dépassent les prévisions initiales établies lors des premières découvertes, confirmant la montée en puissance progressive du secteur.
Dans cette dynamique, la Côte d’Ivoire poursuit ses efforts pour attirer les investissements étrangers. Début 2025, un accord de plus de 3.000 milliards de francs CFA (environ 5,1 milliards de dollars) a été signé avec une entreprise américaine en vue de la construction d’une deuxième raffinerie de pétrole, destinée à renforcer les capacités nationales de transformation.
Avec cette nouvelle découverte, le pays consolide sa position parmi les producteurs émergents d’Afrique de l’Ouest, dans un contexte régional marqué par une demande énergétique en constante progression.














