
Les auditions des quatre candidats retenus pour succéder à Antonio Guterres au poste de secrétaire général de l’ONU ont commencé hier à New York.
Les deux candidats sud-américains : Michelle Bachelet et Rafael Grossi ont ouvert le bal.
Aujourd’hui sera auditionnée Rebeca Grynspan, avant que Macky Sall ne boucle cette séance importante qui permet une première évaluation des candidats.
Soutenu par une majorité écrasante de chefs d’État africains (plus de 40), l’ancien président du Sénégal a des atouts exceptionnels qui font de lui un favori.
D’abord, son expérience d’homme d’État, président de la République pendant 12 ans, est inégalée (seule Bachelet totalise 8 ans de présidence).
Il s’y ajoute que Macky Sall coche toutes les cases : premier ministre, ministre, président de l’Assemblée nationale et président de la République, pour compléter une expérience politique de gestion de l’État au plus haut niveau.
Sur le plan académique, ses études scientifiques sanctionnées d’un diplôme d’ingénieur achèvent de dresser un profil unique qui impose respect, estime et considération.
Le candidat de l’Afrique n’a pas séduit l’immense majorité de ses pairs par hasard. Il a côtoyé nombre d’entre eux à l’Africa Hall d’Addis-Abeba et dans de nombreux autres fora où sa courtoisie, son ouverture d’esprit, sa retenue et sa perspicacité ont séduit.
Sur le plan international, ses participations récurrentes au G20 et le leadership remarquable qu’il a su impulser, à la tête des 4P (pacte de Paris pour les peuples et la planète), sans oublier les résultats exceptionnels qu’il a obtenus en tant que président en exercice de l’Union africaine, lorsqu’il a su négocier avec les présidents de l’Ukraine et de la Russie, Vladimir Poutine, pour résoudre « la crise de l’approvisionnement en blé à de nombreux pays africains et d’autres ».
Son voyage en Russie, pour rencontrer et convaincre Poutine, a démontré ses capacités à initier et mener à bien des actions diplomatiques d’urgence sur le plan international.
Le diplomate-ingénieur et homme d’État a de la ressource pour mener des dialogues positifs et efficaces.
Pour l’ONU, il est porteur d’une ambition pour refonder le multilatéralisme en ce début du deuxième quart du XXIe siècle.
Ce choix est pertinent car le monde souffre d’un déficit de concertation stratégique, dans le respect des États et des peuples, pour impulser une nouvelle dynamique humaniste pour éteindre les nombreux foyers de tension qui perdurent dans tous les continents.
Candidat de l’Afrique, de l’humanisme universel, du dialogue des nations et des peuples, Macky Sall est un porte-drapeau respecté et qui a fait ses preuves.
Sa volonté de redorer le blason de l’ONU, pour adapter l’institution au nouveau contexte mondial, où des défis majeurs (lutte contre le terrorisme, montée en flèche du racisme, du sectarisme et de la parole dogmatique) interpellent tous les hommes d’État et tous les autres leaders religieux, laïcs, coutumiers, etc.
Refondée, l’ONU restera la maison de verre scintillante qui éclaire New York et irradie le monde entier avec les rayons ardents de l’espoir dont des milliards d’êtres humains continuent d’attendre une chaleur douce et revigorante de paix, de solidarité et de fraternité.














