La tournée électorale de Macky Sall bat son plein en cette deuxième semaine de campagne.

Les jours se suivent et se ressemblent sur la route de la campagne où la deuxième semaine vient d’être bouclée. Un constat s’impose : le candidat Macky Sall continue d’écraser la concurrence. Comme les mégas meetings de Nioro, Kaolack, et auparavant Ziguinchor et Bignona l’ont démontré.

Hier, Mbour et Fatick ont crevé l’écran et placé la barre encore plus haut. Si Nioro a remporté la palme du séquençage du spectacle, Kaolack celle de l’affluence record, Ziguinchor celle de la bande son et de l’animation, Mbour celle du meilleur slogan « premier tour, deuxième mandat et sans détour », Fatick a raflé la mise, par une chorégraphie à couper le souffle, au sens propre comme au figuré.

En effet, Macky Sall est arrivé au stade, au pas de course, accompagné de ses partisans. L’entrée au stade était inédite et spectaculaire et a provoqué un tsunami d’applaudissements, dans une liesse populaire indescriptible.

Une fois n’est pas coutume, les Sérères ont battu les Toucouleurs dans la mise en scène pour réserver à leur fils, Macky Sall, l’enfant du terroir, le natif et l’ex-maire de Fatick, un accueil historique qui restera dans les annales.

Toute la semaine durant, comme ce fut le cas la semaine passée, le candidat de BBY a baigné dans une marée humaine, à toutes les étapes de son périple national. Chaque localité rivalisant dans la mobilisation populaire, l’engagement et la détermination pour montrer à Macky Sall qu’il a déjà conquis les cœurs et les esprits et qu’il sera plébiscité dimanche prochain.

Cela ne fait plus aucun doute et les opposants qui regardent les images des meetings du candidat de BBY ne se font plus aucune illusion. Ils seront, si cela était encore nécessaire, davantage édifiés avec le sprint final qui va commencer à Thies pour se terminer à Dakar.

Déjà, dans la capitale, meetings, caravanes et démarches de proximité se multiplient avec la première dame Marième Faye Sall, Amadou Bâ, délégué régional de BBY, Cheikh Tidiane Bâ, Abdoulaye Diouf Sarr et tous les responsables de la coalition présidentielle qui ont pour objectif de gagner dans la capitale comme en 2017, lors des élections législatives.

Face au rouleau-compresseur BBY, les opposants font grise mine et ont recours à des artifices ridicules comme Sonko qui plagie l’Acte III de la décentralisation, Idrissa Seck qui revendique des « soutiens fictifs » comme celui du khalife de Médina Souané, comme Madické Niang qui s’envole pour l’Italie et Issa Sall qui brandit la menace d’un retour de l’« ajustement structurel ». En panne d’idées et pris de panique par la déferlante Macky Sall, les opposants sont largués.

À Kolda, le candidat de BBY avait demandé à ses partisans de leur faire un « asaka » (une obole) de 10%. L’ironie de Macky Sall est celle d’un candidat à l’aise, qui sait que son bilan parle pour lui. Et que ses projets, bien élaborés et soumis à l’appréciation de ses concitoyens emportent leur adhésion pour qu’ils valident et votent pour un second mandat.