Le patron de l’Armée de terre de la Guinée-Bissau, le général Horta N’Tam, a été investi président de la transition.
Il va diriger le pays pour une durée d’un an, à la suite de la mise à l’écart d’Embalo, toujours entre les mains des putschistes.
Le coup d’État acté, le processus électoral est ainsi avorté.

La chronologie des événements fait couler beaucoup de salive et donne du grain à moudre aux « drogués » de théories complotistes qui s’en donnent à cœur joie.
Avec la prise de pouvoir effective du général Horta, le coup d’État est dorénavant incarné par un homme discret qui a pris la parole pour assumer son nouveau statut.

Qu’en est-il du chef de l’opposition, Domingo Simões Pereira ?

Après son arrestation par des « hommes armés », aucune information publique n’a été donnée sur son sort.
Le candidat de l’opposition qui, lui, aurait réussi à échapper à une arrestation, Fernando Dias de Costa, serait en « lieu sûr ».

La situation dans le pays reste calme, même si les activités publiques sont au ralenti.

Embalo, qui a beaucoup téléphoné hier, y compris pour annoncer son arrestation, est aphone aujourd’hui.