
Un éboulement d’une rare violence survenu mardi sur le site minier de Rubaya, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), a fait plus de 200 morts, dont 70 enfants, selon un bilan provisoire communiqué mercredi soir par les autorités congolaises.
Dans un communiqué, le ministère congolais des Mines a indiqué que la catastrophe a également fait de nombreux blessés, évacués vers des structures sanitaires de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu.
Le site minier de Rubaya, qui s’étend sur plusieurs dizaines de kilomètres carrés, est situé à environ 70 kilomètres à l’ouest de Goma. Cette zone est actuellement sous le contrôle du groupe armé M23.
Selon les autorités, le drame est survenu à la suite de pluies diluviennes exceptionnelles ayant provoqué un important glissement de terrain. Celui-ci a enseveli plusieurs galeries exploitées par des mineurs, compliquant fortement les opérations de secours dans une région déjà marquée par l’insécurité.
Les autorités congolaises ont également dénoncé les conditions d’exploitation précaires auxquelles sont soumises les populations civiles dans ces zones échappant au contrôle de l’État.
D’après les Nations Unies, la cité minière de Rubaya représente environ 15 % de la production mondiale de coltan, un minerai stratégique largement utilisé dans l’industrie électronique.














