
Face à la montée des violences et à la circulation accrue d’armes illicites, les autorités libériennes reconduisent une mesure clé de contrôle sur l’ensemble du territoire.
Le Liberia a décidé de proroger l’opération d’enregistrement obligatoire des armes à feu détenues par des civils, dans un contexte de recrudescence des violences liées à la prolifération d’armes illicites, ont annoncé lundi les autorités à Monrovia.
Selon la présidence, cette mesure s’inscrit dans une stratégie de réponse aux « menaces croissantes » posées par la circulation des armes et des munitions non autorisées. Elle vise notamment à mieux encadrer la détention d’armes légères et de petit calibre, dont la diffusion incontrôlée alimente les vols à main armée et diverses formes de criminalité.
Malgré les initiatives déjà engagées, la détention illégale d’armes reste un défi sécuritaire majeur pour le pays. Les autorités soulignent que ce phénomène contribue à entretenir les tensions, à freiner le développement et à exacerber certaines violences, notamment à l’encontre des femmes et des enfants.
Dans ce contexte, le gouvernement libérien réaffirme son engagement à se conformer aux instruments internationaux et régionaux en vigueur, en particulier la Convention de la CEDEAO sur les armes légères et le Traité sur le commerce des armes des Nations unies.
Cette décision intervient alors que l’ensemble de la région ouest-africaine fait face à une intensification des flux illicites d’armes légères, alimentés par des réseaux criminels transnationaux et des groupes armés, appelant à un renforcement des mécanismes nationaux et de la coopération régionale.















