
Certes, le festin des Lions a dégénéré, mais tout a fini par rentrer dans l’ordre.
Le Sénégal est revenu des portes de l’Enfer, après le « ratage » incompréhensible et/ou miraculeux du penalty, en fin de match, par Brahim Diaz.
Ce penalty est parfaitement valable, le joueur marocain ayant été ceinturé et projeté sur le gazon.
C’est bien le désarroi et le « sentiment d’injustice », avec le but refusé quelques minutes auparavant au Sénégal, qui ont fait bouillir le cerveau des Lions de la Teranga, lesquels ont oublié leur esprit chevaleresque (comment se fier à des lions en colère ?) et ont protesté violemment, avant de quitter le terrain de jeu.
Ce comportement est condamnable, même si Sadio Mané, conseillé par El Hadj Diouf, s’est ressaisi et a assumé son rôle de leader respecté.
Il a ramené ses coéquipiers sur la pelouse et le match a pu redémarrer.
Malgré des affrontements qui ont opposé, auparavant, des supporteurs sénégalais aux forces de l’ordre.
Il faut aussi condamner cette tentative d’envahir le terrain, que rien ne justifie : ni la volonté de vaincre, ni la colère, mauvaise conseillère.
Ces événements ont failli gâcher la fête fraternelle, qui a finalement été sauvée.
Toutefois, un goût « acidulé », pour ne pas dire amer, restera de cette finale vampirisée par l’enjeu et une surexcitation compréhensible, mais que nul ne doit favoriser ni passer sous silence.
En ce qui concerne le jeu, il fut très engagé et indécis entre les deux meilleures équipes du continent.
Le Sénégal est resté devant en ce qui concerne la possession du ballon, ce qui est surprenant, car le Maroc est l’équipe leader en Afrique.
Il s’y ajoute que les Lions de l’Atlas semblaient tétanisés par l’enjeu, comme l’échec de Brahim Diaz, qui avait le penalty du sacre au bout des pieds, le démontre.
Le meilleur buteur de la CAN 2026 a simplement donné la balle au gardien sénégalais, qui n’en croyait pas ses yeux.
Diaz voulait-il faire une panenka ? Ou ne sentait-il plus ses pieds, tétanisé par l’énorme responsabilité ?
Ce penalty raté va le hanter encore longtemps, sauf s’il réalisait un Mondial fabuleux dans un mois aux États-Unis.
Si le Maroc réussissait encore l’exploit d’atteindre la demi-finale, ce qu’aucune autre équipe africaine n’a fait.
Mais la défaite du Maroc doit être analysée de manière rationnelle, en pointant le manque de perspicacité et de charisme de son coach.
Il est vrai qu’il a mené, jusqu’ici, le Maroc au sommet, mais a échoué à vaincre le signe indien et à « regagner » la CAN, après 50 ans de disette.
Critique et autocritique s’imposent.
Même chose pour le Sénégal, qui a brillé et remporté sa deuxième étoile, mais grâce plus à sa rigueur défensive qu’à son attaque de feu, sur le papier.
Le Sénégal a marqué très peu de buts et en a raté la tonne et le quintal.
Il doit aussi imposer une éthique de la responsabilité à ses joueurs et supporteurs.
Ce qui s’est passé au Maroc, pays ami et frère, est à bannir.
La FIFA comme la CAF l’ont dénoncé.
Pourvu que le sursis soit accordé aux Lions de la Teranga qui, cette fois-ci, avaient une faim de loup.













