Le Burkina Faso s’est doté d’un nouveau Plan national de développement (PND) pour la période 2026-2030, mobilisant une enveloppe globale estimée à 36.190,7 milliards de FCFA (environ 64 milliards de dollars), dans l’objectif de renforcer la sécurité, améliorer la gouvernance et accélérer la transformation durable de l’économie nationale.

Selon un document publié par le Service d’information du gouvernement burkinabè et relayé par plusieurs médias, ce nouveau programme s’articule autour de quatre piliers stratégiques : la consolidation de la sécurité, de la cohésion sociale et de la paix, la refondation de l’État et l’amélioration de la gouvernance, le développement du capital humain, ainsi que le renforcement des infrastructures afin de soutenir une transformation économique durable.

Considéré comme la feuille de route de l’action gouvernementale pour les prochaines années, ce plan marque une augmentation significative du volume d’investissement par rapport au précédent Plan national de développement économique et social (PNDES II), dont le coût global était estimé à 19.030,7 milliards de FCFA.

Afin d’assurer une mise en œuvre efficace de ce programme, les autorités burkinabè annoncent plusieurs innovations dans la conduite de l’action publique. Celles-ci incluent notamment un repositionnement stratégique de l’État, l’adoption d’une approche basée sur des programmes sectoriels, ainsi qu’une stratégie de financement reposant davantage sur la mobilisation des ressources internes et sur l’implication accrue des communautés locales dans la réalisation des projets.

À travers ce plan, le gouvernement entend stimuler un développement socio-économique endogène et inclusif, fondé sur l’engagement patriotique et la souveraineté nationale, dans un environnement marqué par la recherche de sécurité et de stabilité.

Outre les instruments de financement classiques, l’exécutif prévoit également de recourir à de nouveaux mécanismes de mobilisation des ressources, notamment l’actionnariat populaire, les contributions volontaires et communautaires, ainsi que les revenus générés par les portefeuilles de l’État.