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Le premier ministre tunisien Habib Essid a été désavoué par le parlement qui lui a retiré sa confiance hier. C’est lui-même qui avait saisi l’institution pour ce qui apparaissait comme un baroud d’honneur. Ayant perdu le soutien du président de la république qui avait déclaré publiquement que : « le gouvernement a un mauvais bilan » et de l’ensemble des partis membres de la coalition au pouvoir, le sort du chef du gouvernement et de son équipe était déjà scellé.

Le vote de défiance d’hier(118 voix pour,3 contre et 27 abstentions) est massif et met fin à une crise qui secoue l’exécutif depuis le mois de juin avec la brouille entre le chef de l’Etat et celui du gouvernement.

Le fond du problème est que le parti NIDA TOUNES du président qui avait la majorité ne l’a plus avec la défection de nombreux députés. Ce qui a boosté la position politique du parti ENNAHDA devenu majoritaire au parlement.

Dès lors une coalition NIDA TOUNES-ENNAHDA était souhaitée par le président Béji Caid Essebi(dont le fils est leader de NIDA TOUNES) et Ghannouchi dirigeant du parti islamique.
Cette option a été annoncée il y a déjà deux mois et va donc être mise en œuvre probablement. Cela pourrait garantir la paix sociale et l’apaisement de la vie politique nationale dans un contexte de crise économique exacerbée.

Un gouvernement d’union d’union nationale est une solution réaliste ; encore faudrait-il qu’il décline un programme crédible et obtienne des résultats tangibles à même de satisfaire la majorité des tunisiens assez rapidement. Le défi est énorme.

 

 

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