Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI), a approuvé lundi un plan de financement pour aider à mobiliser les ressources nécessaires au fonds pour couvrir sa part d’allègement de la dette au Soudan.

 

Le plan de financement repose sur un vaste effort des pays membres du FMI, y compris des dons en espèces et des contributions provenant des ressources internes du fonds, a déclaré la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, dans un communiqué.

«Cela marque une étape cruciale pour aider le Soudan à faire avancer le processus de normalisation des relations avec la Communauté internationale et à progresser vers l’allègement de la dette dans le cadre de l’Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE)», a-t-elle ajouté.

Le FMI a déclaré vendredi qu’il était parvenu à un accord au niveau des services avec le Soudan, à l’issue de la deuxième et dernière revue dans le cadre de son programme contrôlé par les services, dans un pas vers l’allègement de la dette.

Une bonne performance dans le cadre du programme de réforme économique du FMI sur un an, est une condition pour que le Soudan atteigne le «point de décision» pour l’allègement de la dette dans le cadre du processus PPTE. Le Soudan devrait atteindre ce point en juin.

En avril, un diplomate français a déclaré que la France était prête à accorder un prêt relais pouvant atteindre 1,5 milliard de dollars pour apurer les arriérés du Soudan envers le FMI et amener le pays à se rapprocher de l’obtention d’un allègement sur une grande partie de sa dette.

Le Soudan, dont le gouvernement civil de transition est aux prises avec une crise économique paralysante, cherche à obtenir un allègement d’au moins 50 milliards de dollars de dette extérieure envers les institutions financières internationales, les créanciers bilatéraux officiels et les créanciers commerciaux.

Il a déjà obtenu des prêts-relais des États-Unis et de la Grande-Bretagne pour apurer les arriérés envers la Banque mondiale et la Banque africaine de développement. Environ 85% de la dette est en souffrance.

Le Soudan sort de décennies de sanctions économiques et d’isolement sous l’ancien président Omar El-Béchir, qui a été évincé par l’armée après des mois de manifestations populaires en avril 2019.