Incroyable mais vrai , les étudiants originaires de la ville de Ziguinchor, dont Ousmane Sonko est le maire, ont organisé une marche ,sur l’avenue Cheikh Anta Diop, la nuit du lundi au mardi, pour dénoncer ce dernier qui avait promis de payer les loyers de leurs chambres.

Et qui n’a pas honoré sa parole.

Cette attitude inqualifiable met dans une situation très difficile ces étudiants qui risquent l’expulsion.

Parce que l’affaire dure depuis un certain temps : les potaches cherchant à joindre l’édile qui est aux abonnés absents.

Aucune réponse ! RIEN !

De guerre lasse, ils ont choisi de battre le macadam pour exprimer leur colère et leur déception.

La marche non autorisée a été interdite et a été dispersée par les forces de défense et de sécurité (FDS).

 

Comment expliquer ce comportement de Sonko ? Lui qui compte beaucoup d’étudiants parmi ses soutiens et qui ne se gênent jamais de les manipuler et de les pousser à la confrontation dans les rues contre les FDS ?

Aujourd’hui, il leur tourne le dos !

Parce qu’ils parlent d’argent ?

Sonko serait-il pire que Harpagon ?

Le certain est qu’il n’aime pas « donner » et les dirigeants de YAW qui comptent sur lui, pour le financement de la campagne des législatives sont en train de déchanter.

Sonko ne veut pas sortir de sous et se cache ,en faisant remarquer que s’il le faisait, il serait taxé d’ « enrichissement illicite » ? Car, comment lui, l’inspecteur des impôts radié, serait-il riche comme Crésus, pour se permettre de financer une campagne ?

Il a toujours fait appel à des levées de fonds, en sollicitant de mystérieux donateurs ,vivant à l’étranger.

Il n’y a jamais d’audit, jamais de clarification sur les dépenses effectuées etc. ?

Ce stratagème permet bien des camouflages et des sorties d’argent dissimulées.

Les étudiants Ziguinchorois,eux, sont dans un cas différent : ils attendent une subvention promise qui est légale.

Ils attendent que leur maire respectent sa parole et décaisse l’argent promis.

Sonko doit réagir et éclairer la lanterne des citoyens au lieu de se terrer dans un mutisme assourdissant.

Le grand bavard, lorsqu’il s’agit de s’adresser à des journalistes, interdits de questions, fuient les micros lorsqu’il est convoqué par des étudiants en colère contre lui.

 

Il se cache. Quel courage, pour un maire qui a voulu et cherché le job, en utilisant des ficelles ethnicistes et qui doit maintenant ,répondre aux attentes suscitées.

Promettre, c’est facile ; passer aux actes, c’est une autre paire de manches !

La gestion des mairies est un exercice périlleux comme en attestent les déboires de la maire de la Patte d’Oie, accusée de corruption.

La bonne dame est mise en demeure, l’ « évanouissement » de fonds d’un montant de 9 millions ?

Jusqu’ici, ses explications tordues continuent de l’enfoncer.

Comment va-t-elle s’en sortir ?

C’est peut-être cette chaude affaire, en cours ,qui douche Sonko qui a peur d’être pris en faute.

 

Pourquoi diable avait-il donc promis ?

Promettre ,pour lui, c’est toujours sans conséquences : il avait promis une « deuxième vague » le 8 juin, puis le 17 , le 29 et jusqu’ici, RIEN !

Il ne faut pas prendre les promesses de Sonko pour argent comptant.