Procureur au moment où survenait « l’affaire Adji Sarr/Ousmane Sonko »,Serigne Bassirou Guèye ,aujourd’hui patron de l’OFNAC (Office national de lutte contre la fraude et la corruption), accusé de « comploteur » par Ousmane Sonko, a tenu à  rétablir la vérité des faits.

Il a méthodiquement mis à nu le leader de Pastef ,dont les accusations dit-il, sont des mensonges et rien d’autre.

Guèye n’a ni cherché à l’arrêter ,ni falsifié les procès-verbaux des enquêteurs de la gendarmerie.

S’il voulait l’arrêter, il n’aurait pas choisi l’enquête préliminaire et non la  flagrance,  qui lui aurait permis d’arrêter Sonko, dès les premiers jours du mois de février ; alors que « l’affaire » ne mobilisait encore personne.

Les procès-verbaux n’ont été falsifiés par personne. Seule « la réflexion du capitaine Touré ,enquêteur », a été enlevée ,à juste titre ,car il ne s’agit pas d’exposé de faits.

En ce qui concerne le rapport de la gendarmerie que Sonko exhibe devant les caméras pour affirmer qu’il le disculpe, Bassirou Guèye l’invite à le lire in extenso et/ou le publier s’il ose le faire.

L’opinion publique  verrait alors que si le capitaine Touré charge Adji Sarr sur 3 points, il charge aussi Sonko sur  6 points.

Et l’ex-procureur met au défi Sonko de le publier.

Il suggère aux journalistes, présents nombreux à sa conférence de presse ,de rembobiner les images où Sonko exhibe le rapport, de le grossir pour lire au bas de la page.

Dans les heures qui suivent, le mystère des informations que cache Sonko va être défloré.

Et la manipulation/mensonge de l’homme, va encore surprendre les sénégalais.

 

Bassirou Guèye a enfoncé le clou, en étalant l’incurie de Sonko qui n’a pas choisi de contester le rapport du procureur au niveau de la Chambre d’accusation plutôt qu’à celui de la Cour suprême.

S’il était convaincu que ses allégations étaient fondées ,il l’aurait fait et la Chambre d’accusation aurait stoppé net  toute la procédure.

Pourquoi ne l’a -t-il pas fait ?

Parce qu’il sait que ses affirmations sont fausses et seraient balayées au niveau de la Chambre d’accusation.

Guèye s’en est  tenu ,par élégance à fustiger les mensonges de Sonko, pour éclairer l’opinion publique sur son action professionnelle exempte de toute tâche infamante, en 24 ans de carrière.

Il a ainsi retourné contre Sonko ses propres affirmations qu’il considérait comme des preuves en sa faveur et qui, à l’analyse, l’enfoncent.

C’est ainsi que Sonko affirme que Sidi Ahmed Mbaye, (l’homme qui a transporté Adji Sarr, la « nuit de l’évènement choc », complotait contre lui et est venu à plusieurs reprises aux alentours de Sweet Beauté pour le voir.

Ce qui prouve que Sonko fréquentait les lieux assidûment ; ce qui est problématique pour un homme  marié, qui se dit musulman rigoriste (IBADU).

Qu’il ait demandé à Adji Sarr d’avoir des preuves avant d’accuser publiquement Sonko, n’atteste pas, non plus d’un complot.

Sonko venait de son plein gré à Sweet Beauté et les accusations portées contre lui sont soutenues par des preuves dans le dossier désormais accessible, depuis le renvoi pour jugement.

La vérité simple est que Sonko est accusé de viol et de menaces de mort.

Les déclarations des uns et des autres ,voire même les intentions ne sont pas des preuves.

La demande de test ADN ne vient pas du néant et ne sort pas de l’imagination d’un comploteur.

Quant la deuxième masseuse Assaita Ba révèle qu’après une séance, Adji Sarr lui a demandé de la laisser seule avec Sonko, elle apporte la preuve que les deux : ADJI SARR ET SONKO, SONT RESTES SEULS, dans un lieu fermé .

Et que donc un viol a pu être fait. Ou pas !

Mais la présence d’un liquide biologique dans l’intimité de la femme prouve aussi qu’il y a eu coit.

Le refus du test ADN est parlant, car Sonko joue son image de IBADU ,avec ses femmes voilées  ,sa barbiche et « l’autorisation de son oustaze pour aller se faire masser par d’autres femmes ».

Accepter le test c’est s’auto-détruire, s’il est concluant.

Mais le refus devrait aboutir à la même chute ,avec une condamnation infamante qui mettrait un terme à sa carrière politique.

Avec en prime une incarcération incontournable,dans ce genre d’affaire.

La sortie de Bassirou Guèye est la bienvenue pour balayer les balivernes de Sonko sur des PV falsifiés,  des « rapports manipulés »,etc.

Sonko a tellement dit des contrevérités qu’il ne se retrouve plus dans ses propos.

Il a la tête plein de « rapports imaginaires » qui le disculperaient.

Mais ,comme dans un rêve, dès qu’il  se réveille la réalité cauchemardesque l’envahit.

Bassirou Guèye l’enfonce certes, mais lui épargne  certaines révélations qui sont encore plus explosives et que le procès va examiner… PUBLIQUEMENT !

Dans une séance interdite au moins de 18 ans !