La manifestation autorisée des opposants dans les rues de Kinshasa a été brutalement dispersée ce jeudi par la police qui a jeté des grenades lacrymogènes sur les marcheurs.

Tout avait pourtant bien commencé dans le calme en fin de matinée. Mais le nombre des opposants a tellement grossi au fur et à mesure que les forces de l’ordre ont craint d’être débordées et ont eu recours à la violence.

Le gouvernement provincial qui avait donné son feu vert pour cette manifestation s’est justifié en affirmant que les marcheurs ont cherché à envahir le boulevard du 24 novembre, en violation de l’accord conclu avec eux sur le tracé.

Malgré la fin en queue de poisson de sa marche, la « Dynamique de l’opposition » qui avait organisé l’événement s’est félicitée de son succès populaire.
Selon elle, environ deux cent mille personnes y ont participé pour exiger le respect du calendrier électoral et le départ du président Joseph Kabila à la fin de son deuxième et dernier mandat.

De nombreuses autres manifestations ont été aussi organisées dans différentes régions du pays. Si le calme a prévalu dans certaines localités, il n’en a pas été de même dans le Kivu, notamment à Goma où deux personnes – un civil et un policier _ ont été tuées.

 

 

Crédit image : Kinshasa, capitale de la RDC, vue du boulevard du 30 juin © MONUSCO/Myriam Asmani, CC BY-SA 2.0, via Wikimedia Commons.