Après un an d’exil en France, Hama Amadou est rentré au Niger et a été arrêté à sa descente d’avion, le 14 novembre.

Il est depuis incarcéré à Filingué, une localité située au nord-est de Niamey.

Une opération préparée

Mais à son départ de Paris une escorte très particulière a suivi le même itinéraire que l’ancien président de l’Assemblée nationale nigérienne.
Le ministre nigérien de l’Intérieur a voulu s’assurer d’informations avérées. Aussi a-t-il dépêché un certain Blaise Cyriac Bernard, établi dans la capitale française, pour qu’il soit à l’aéroport de Roissy le jour J et s’assure de la présence sur les lieux du fugitif.

Une fois le quidam Hama identifié avec certitude par ce reporter de circonstance, ce dernier a prévenu son patron.
De là, décision a été prise de mettre en mission deux gendarmes de l’ambassade du Niger à Paris pour qu’ils prennent le même vol que Hama. Le fugitif fut ainsi, à son insu et tout le vol durant, en route vers la case prison et bien cerné.

Craint par le pouvoir ?

Il y avait aussi à bord un conseiller à la présidence du Niger et l’ex-directeur de cabinet du président de la République qui devaient éventuellement confirmer la présence du fugitif à bord.

Hama a été cueilli au moment où il a foulé le sol nigérien. Ce fut un accueil sans ménagement pour un ex-dignitaire, qui semble très craint par le pouvoir en place.
Le curieux est qu’avec toute cette mise en scène, le pouvoir a pu être surpris par l’arrivée de Hama. Feuilleton à suivre.

 

Crédit image : CC BY 3.0-2.5-2.0-1.0 par Jean Rebiffé