Chakib Alj, président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM)

Pour Chakib Alj, président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), le Maroc doit faire face aujourd’hui à deux urgences économiques : la solvabilité des entreprises et la sauvegarde des emplois.

Le chef de la CGEM s’exprimait à l’occasion d’une réunion organisée dans le cadre de la plateforme CGEM-Gouvernement. Une réunion pour faire le point sur l’état de santé des sociétés secouées par la pandémie de Covid-19. A cette occasion, il a mis l’accent sur deux impératifs: la solvabilité des entreprises et la sauvegarde des emplois, rapporte le quotidien Aujourd’hui le Maroc. 

Pour le président de la CGEM, il est nécessaire de donner de la visibilité aux entreprises, notamment celles évoluant dans des secteurs sinistrés tels que le tourisme, la restauration ou encore les industries culturelles et créatives.

« Pour gérer leur trésorerie et survivre aux conséquences de la baisse, voire de l’arrêt total d’activité, les opérateurs économiques, notamment les TPME, ont recouru à la dette, comme nous le savons tous, en attendant une reprise d’activité normale », souligne-t-il. « Or, la reprise effective n’a pas été au rendez-vous », poursuit Alj.

Chakib Alj plaide également pour une action axée sur les opérateurs nécessitant une restructuration financière. Face au chef du gouvernement, il a rappelé les engagements remplis par le secteur privé au moment où ceux pris par le gouvernement et les syndicats sont toujours en attente de concrétisation, comme l’indique le journal.

Le président de la CGEM a aussi appelé à ce que la dynamique entreprise pour faire face à la crise sanitaire (chantier de la généralisation de la protection sociale, création du Fonds Mohammed VI pour l’investissement), soit dupliquée dans le cadre de la plateforme CGEM-gouvernement. Dans ce sens, il réclame que des chantiers économiques à moyen terme soient traités en toute synergie, faisant référence au renforcement de la compétitivité, l’instauration du e-gov, l’encouragement de la préférence nationale et l’intégration de l’informel.