Le président Erdogan recevant à Istanbul le dirigeant libyen Fayez al-Sarraj.

Le chef du gouvernement d’union nationale libyen, Fayez el-Sarraj, vient d’effectuer une courte visite en Algérie. Une visite concomitante avec l’arrivée à Alger du ministre turc des affaires étrangères.

Tout en affichant une totale neutralité dans le conflit libyen, Alger a en effet accepté de recevoir pour une visite de deux jours, le ministre turc des Affaires étrangères, Mevut Cavusoglu, et ce à la demande de la Turquie en recherche de nouveaux appuis pour soutenir son intervention en Libye.

A l’issue d’un entretien entre le président Tebboune et le chef du gouvernement d’union nationale libyen, Fayez el-Sarraj, La présidence algérienne a appelé la communauté internationale à « imposer un cessez-le feu en Libye », dans un communiqué

Lire aussi | LA LIGUE ARABE DÉNONCE TOUTE INGÉRENCE EN LIBYE

Pour les Algériens, qui partagent un millier de kilomètres de frontière avec la Libye, Tripoli constitue « une ligne rouge ». La présidence algérienne l’a clairement signifié ce lundi dans son communiqué.

Elle dit son « refus absolu » de « toute ingérence extérieure » en Libye, « exhorte » toutes les composantes et parties libyennes » à reprendre rapidement le chemin « d’un dialogue national inclusif », et appelle donc la communauté internationale et « en particulier les Nations unies » à tout faire pour « mettre fin à l’escalade militaire » en cours.

Autre réaction, celle de l’Union européenne, qui s’est inquiété lundi d’une « escalade imminente de la violence » autour de Tripoli et appelle, elle aussi, « toutes les parties à s’engager dans un processus politique sous l’égide des Nations unies ».