
L’Union africaine a donc proposé la candidature de l’ex-président du Sénégal, Macky Sall, à la tête de l’ONU.
C’est un immense honneur qui est fait au Sénégal, qui doit être perçu comme tel et magnifié.
Macky Sall a toutes les qualités pour diriger l’ONU, en tant qu’homme d’État d’envergure qui a prouvé sa compétence politique, son savoir-faire diplomatique et son humanisme.
La mobilisation de la CEDEAO, qui a permis la chute démocratique du dictateur Yaya Jammeh et son départ en exil, a été « pilotée », du début à la fin, par Macky Sall, qui a démontré son talent exceptionnel de leader courageux, faisant pression sur le dictateur gambien en brandissant la menace d’une intervention militaire.
La détermination de Macky Sall, soutenu par tous les présidents africains, a été payante pour mettre fin à un régime criminel qui a terrorisé les Gambiens pendant 22 ans.
Macky Sall a aussi joué un rôle majeur pour maintenir la paix civile en Guinée-Bissau, en favorisant un dialogue fécond qui a rendu possible l’organisation d’élections libres et démocratiques dans un pays habitué aux coups d’État.
L’action du président Macky Sall a permis de sensibiliser l’Union africaine et la communauté internationale dans son ensemble sur la situation difficile et complexe de ce petit pays gangrené par des querelles politiciennes, des menaces de narcotrafiquants et les séquelles terribles d’un passé colonial qui ne passe pas.
Macky Sall s’est imposé dans tous les fora internationaux auxquels il a participé parce qu’il a une formation d’ingénieur qui inspire le respect.
S’y ajoute une expérience politique unique au Sénégal pour avoir été successivement ministre, Premier ministre, président de l’Assemblée nationale et chef de l’État élu et réélu, pour un total de 12 ans.
En tant que président en exercice de l’UA, il a servi le continent africain avec dévouement et rigueur, ayant plaidé la cause des peuples africains en ce qui concerne le fardeau de la dette et le fait que les ressources minières et autres de l’Afrique ne sont pas achetées à un juste prix par les États du Nord.
Le tact diplomatique de Macky Sall a été apprécié par le président français Emmanuel Macron, qui l’a nommé envoyé spécial et président du comité de suivi du « Pacte pour la planète et les peuples » (les 4P).
Macky Sall fera un travail remarquable à ce poste prestigieux où il a démontré ses capacités à gérer une organisation internationale d’envergure.
Il a ainsi fait ses preuves dans ce domaine exigeant où le caractère, l’esprit d’initiative et l’expertise diplomatique, entre autres, font la différence.
Connu de tous les grands dirigeants du monde, avec qui il a su tisser des relations solides de respect, voire même d’amitié, il a des atouts réels s’il devait remplacer Antonio Guterres, qui achève ses deux mandats.
Homme réfléchi et mesuré, il est un excellent candidat pour ce poste difficile qu’il pourrait réhabiliter et mieux repositionner dans ce nouveau contexte international où les incertitudes politiques, diplomatiques et économiques constituent de dangereuses menaces pour la paix mondiale.
Une voix qui porte la sagesse africaine et la science occidentale ouvrirait des portes insoupçonnées qui permettraient de relancer le dialogue indispensable entre les États de tous les continents.
La montée des périls actuels est un défi à relever pour éteindre les foyers de tension multiples qui perdurent partout, et notamment en Afrique.
Ce continent est miné par la pauvreté, l’analphabétisme, le terrorisme, l’obscurantisme et l’intolérance qui va avec.
Il a besoin de l’appui de l’ONU et des grandes puissances qu’il faudra convaincre pour les raccrocher au wagon du multilatéralisme.
Macky Sall peut accomplir une telle mission en tant qu’homme d’État africain crédible et démocrate jusqu’au bout des ongles.
S’il a gagné le respect de ses pairs, c’est parce qu’il a montré la bonne voie en trouvant une solution démocratique, marquée du sceau du génie sénégalais du dialogue, pour sortir son pays d’une crise politique majeure qui aurait pu basculer dans des lendemains obscurs.
Il a su calmer le jeu, libérer les prisonniers et faire voter une loi d’amnistie qui a permis l’organisation d’élections libres et transparentes.
Dans d’autres pays africains, le chaos a été la solution, la pire.
Le choix porté sur Macky Sall par l’Union africaine s’explique aisément par ses actes, son mérite et sa perspicacité d’homme d’État qui a privilégié l’intérêt général du peuple sénégalais.
Fils du peuple, démocrate authentique, il a su agir avec force pour convaincre ses partisans les plus récalcitrants afin de sauver la démocratie sénégalaise.
Tous ceux qui cherchent à noircir son bilan de chef d’État demeurent engoncés dans une opposition névrotique.
Tous les Africains objectifs et militants panafricanistes ont toutes les raisons de soutenir la candidature de Macky Sall, qui serait un digne secrétaire général de l’ONU et redorerait le blason du chef de cette institution historique qui garantit la paix internationale depuis 80 ans.
L’humanité a encore besoin de l’ONU, dont l’action planétaire est multidimensionnelle.
Essayer de saboter la candidature africaine pour l’ONU est simplement une faute de discernement.
Macky Sall, à la tête de l’ONU, n’empêchera personne de briller. Il s’en tiendra à son rôle de diplomate mondial, sapeur-pompier infatigable pour éteindre les incendies partout dans le monde.
Il aura beaucoup de travail à faire et n’aura plus aucun temps à consacrer aux petites disputes auxquelles les réseaux sociaux offrent des espaces toxiques d’expression.
Personne ne doit volontairement rater le train de l’histoire.
L’Afrique a fait un choix pertinent et il faut une mobilisation conséquente, même en cette période houleuse, pour y rallier tous les membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU et la grande majorité des États membres de l’ONU.













