La finale de la CAN, espérée et souhaitée, entre les deux meilleures équipes du continent africain pour le moment, classement FIFA à l’appui, aura lieu au stade Prince Moulay Abdellah de Rabat, dimanche.

Ce sera un festin de lions entre ceux de l’Atlas et ceux de la Teranga, deux équipes de deux pays frères, de deux peuples qui entretiennent des relations fraternelles depuis plus d’un millénaire.

L’affiche est belle et les enjeux sont de taille pour le Maroc, qui veut mettre fin à une disette de 50 ans (depuis sa victoire en 1976) et accrocher une deuxième étoile sur son maillot.

Le Sénégal, qui a vaincu le signe indien en 2021, après des décennies de frustrations et de rendez-vous manqués, nourrit la même ambition de conquérir une seconde étoile.

Le Maroc, qui devance le Sénégal au classement FIFA et qui a réalisé l’exploit inédit d’avoir rallié la demi-finale de la Coupe du monde en 2022, au Qatar, est logiquement favori et bénéficiera de l’appui de son public à domicile.

De quoi transcender les coéquipiers de Hakimi.

Le Sénégal, qui a démontré une maîtrise exceptionnelle face à l’Égypte, cadenassée, dominée et battue à plate couture, n’a peur de rien.

Ce sera donc crinière contre crinière dans un stade qui sacrera le nouveau roi de la brousse du football.

Ce sera un moment de fête et de communion entre les aficionados des deux pays qui s’apprécient et se respectent.

La fête sportive sera aussi celle de l’amitié, nonobstant les enjeux et la volonté de vaincre.

Il n’y a pas de pays au monde comme le Maroc où les Sénégalais se sentent chez eux, toujours bien accueillis, sans visa.

C’est le pays de la ville sainte de Fès, où les Tijanes sénégalais se rendent toute l’année en pèlerinage.

La coopération bilatérale, dans tous les domaines, ne cesse de se renforcer.

Pour une fois, un combat de lions sera amical et fraternel. Mais les rugissements seront au rendez-vous, le gazon « va souffrir » et, peut-être, les fourmis qui auront le malheur de traîner dans les parages.

Que le meilleur gagne.