
Les autorités nigériennes ont récemment pris des mesures disciplinaires à l’encontre d’une trentaine d’opérateurs du transport routier pour avoir refusé d’acheminer des hydrocarbures vers le Mali voisin, confronté à une pénurie persistante de carburant dans un contexte sécuritaire tendu.
Selon des sources concordantes, 14 opérateurs se sont vu infliger une suppression totale du droit d’exercer l’activité de transport d’hydrocarbures, tandis que les permis de conduire de 19 chauffeurs ont été retirés pour avoir refusé d’assurer le ravitaillement du Mali. Les deux pays sont membres de l’Alliance des États du Sahel.
Cité par les médias, le ministre nigérien des Transports a qualifié ce refus « d’infraction grave aux obligations légales et réglementaires en vigueur ».
Pays producteur de pétrole, le Niger avait, par solidarité avec son voisin, organisé l’acheminement de 82 camions-citernes vers Bamako, sur un trajet de près de 1.400 kilomètres, effectué sous escorte militaire.
Le Mali avait déjà subi une pénurie aiguë de carburant en octobre et novembre 2025, en raison d’un blocus imposé par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), organisation terroriste. Depuis quelques jours, les perturbations ont repris, entraînant l’annulation ou la suspension de plusieurs vols à l’aéroport de Bamako, à la suite de ruptures d’approvisionnement en carburant.















